WORKING MEN’S CLUB

Premier album de ce nouveau groupe de Sheffield, capitale de l’acier trempé britannique et ville qui a vu grandir depuis la fin des années 70 entre autres précurseurs new wave CABARET VOLTAIRE, THE HUMAN LEAGUE, CHAKK ou encore de LFO, le groupe de Mark Bell, par ailleurs producteur des DEPECHE MODE. 

Pour autant, ce n’est pas que vers ses aînés de la côte Est que WORKING MEN’S CLUB alias « WMC » regarde, mais aussi vers l’Ouest et le Manchester des JOY DIVISION ou NEW ORDER. 

C’est d’ailleurs dans la métropole étudiante du nord de l’Angleterre que « WMC »  souhaitait dévoiler officiellement son premier album éponyme le 1er octobre dernier, avant que la Pandémie ne perturbe quelque peu ce marketing culturel. On s’en tiendra donc dans l’immédiat à l’écoute du l’album pour vérifier l’ADN néo-mancunien de ces jeunes émigrés venus de Sheffield. Elle confirmera le lien, notamment sur Valleys, déjà présent dans la programmation d’EMERGENCE dans une version remixée par le producteur électro…. mancunien Graham MASSEY, ou encore A.A.A.A.A., à la ligne de basse que n’aurait pas désavouée Peter HOOK aux premières heures de JOY DIVISION puis de NEW ORDER. 

L’affirmation de la « mancunitude » de « WMC » va même jusqu’à dédier un titre au « poète punk et prolétaire » de Salford, cité ouvrière contigüe à Manchester, John Cooper Clark. On peut difficilement faire mieux pour se faire accepter dans sa ville d’adoption choisie. 

C’est déjà amplement suffisant pour se faire accepter dans la sélection album EMERGENCE de ce mois-ci. Et ce ne sont pas les ballades électro-psychédéliques Outside, Tomorrow ou le puissant beat de Teeth (déjà remixé sur EMERGENCE) qui nous fera changer d’avis. On attend déjà le prochain opus des « WMC ».        

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