ELECTRO CHIC, ELECTRO CHOC

Radio spécialisée dans les musiques électroniques et cultures urbaines apparentées

A l'antenne :

NEUMODEL Rock

En 2015, on avait laissé les Parisiens Julien Amarenco et Elias Delage, alias NEUMODEL, avec la talentueuse Camille sur une plage d’EP titrée French Coast.  Après ce premier EP, Alphabet, suivont trois autres en 2017, 2018 et 2019, respectivement Mechanical, Unreleased  et Hip hop bounces from Paris, et enfin ce premier album en ce printemps 2020. Voici donc Rock, dont le titre aurait dû normalement faire fuir tout programmateur de musique électronique, mais pas le programmateur fou d’EMERGENCE… N’écoutant que son sens du contre-pied, EMERGENCE a dons jeté une oreille indiscrète sur Rock, pour découvrir une synthèse décalées et réussie entre rock métal énergique, électro vitaminée et pop synthétique… parfait pour une sélection album…   
L’album comporte huit titres, dont un seul dépasse tout juste 3 minutes, ce qui est finalement parfait pour les insérer dans une programmation entrecoupée d’infos culturelles ou de surprises sonores comme les aime EMERGENCE et, a-t-on la faiblesse de penser, ses auditeurs… 
Cinq de ces huit titres courts et intenses de Rock font appel à des collaborations de talents, en particulier vocales :
–       JOEY ARGUMENDO, rappeur texan de Houston, sur l’ouverture de l’album, Midnight in Paris ;
–       Pierre Edouard Hanffou, dit KIDDY SMILE, l’interprète du très « pop » et militant pour les droits LGBT Be Honest, sur HAYAH ;
–       Le Nigerian Kelechi sur Runaway ; 
–       Le londonien multi-instrumentiste virtuose AKA George sur FASTER ;
–       et enfin la rappeuse de San Francisco Blimes Brixton sur THEY ENVY US.
Les mentions spéciales d’EMERGENCE iront à HAYAH  et FASTER, pour leur urgence groovy et leurs lignes de basse obsessionnelles…

MOUNT KISMET Warmer Lanes

09 – MAI 2020
MOUNT KISMET Warmer Lanes
On avait découvert MOUNT KISMET à l’été 2018 avec le titre Prunes & Dunes, sur la compilation 4 titres du label de Tel Aviv, Disco Halal.
Puis en avant-première de l’album à suivre, courant 2019, toujours sur le Label de l’Israélien MOSCOMAN, on avait eu droit à Teenage Fantaisy  titre sur lequel était venu se poser la voix de la chanteuse franco-canadienne du groupe C.A.R.
Puis est venu ce Warmer Lanes, premier véritable album du trio germano-british, confirmant le partage de ses influences entre Londres et Berlin, sons expérimentaux et industriels, orient acoustique et occident électronique, musiques organiques et numériques, chaleur des polyrythmies venues du fonds des âges et fraîcheur des sonorités issues du silicium.
En dix titres, tous plus intéressants les uns que les autres, Warmer Lanes marie le meilleur de tous les mondes et de toutes les influences du trio, et illustre parfaitement les choix de programmation électro-diversifiée d’EMERGENCE.
Outre Teenage Fantasy, deux autres titres, In the Desert et Sheeba se détachent de l’ensemble, immédiatement suivis par Snake Dancer, Agfa, Arif et Targajh Movement 1 & 2. Au total, un album solaire, qui vous fera voyager les plus curieux vers des horizons parfois insoupçonnés.
Ecoute après écoute, cette sélection sera de plus en plus une évidence,  indispensable : MOUNT KISMET, Warmer Lanes, premier opus, mais longtemps encore en rotation sur EMERGENCE.

QUILA – Beautiful Hybrid Remix Project (Visionquest)

10 – MAI 2020

QUILLA Beautiful Hybrid Remix Project Part 1, Part 2, Part 3

Six ans après une première parution et ses remixes à suivre, faire revisiter son premier album par la crème des producteurs électros de la planète, c’est le défi créatif lancé par la Canadienne Anna Luisa Daignneault, alias QUILLA, « featuring vocal » très recherché, mais aussi compositrice et productrice électro de talent.

C’est le label franco-américain de Ryan CROSSON et César MERVEILLE, VisionQuest qui accueille ce Beautiful Hybrid Remix Project. Le concept reprend le titre de l’album 2014, Beautiful Hybrid, pour le proposer en trois disques noirs, Part 1, Part 2  et Part 3 qui se partagent dès lors 8 titres, à raison de trois chacun pour les galettes 1 et 2, et deux pour la troisième.

L’ensemble fait la part belle à l’électro expérimentale, minimale et « deep tech » chère à QUILLA (et à EMERGENCE !, d’où sa sélection…), entre Detroit et Berlin, par ailleurs les deux pôles principaux des activités électros de Ryan et César.   

Parmi ces 8 titres retravaillés, EMERGENCE vous en conseille quatre :

– A Million Broken Bikes, remixé par le Germano-Chilien Ricardo Villalobos & le natif de Detroit Shaun Reeves,

– Exploding Galaxies, remixé par le trio allemand Wareika,

– Labrynth Code, remixé par la Norvégien Terje Bakke,

– et Biological Clock, remixé par le « so british » Matthew Herbert Remix. Mais il n’est pas interdit de jeter une oreille au We All Have Shadow remixé par Ryan Crosson « himself », Time Travel Spies, revu par le natif de Bournemouth Craig Richards, A nouveau A Million Broken Bikes revisité par le Suisse Mirko Loko et enfin le Beans, Beans, Beans revu par le Lyonnais Agoria, qu’on ne présente plus sur EMERGENCE, tant il fait les belles heures de notre programmation. 

PART ONE PART TWO PART THREE

Encore +

FOUR TET Sixteen Oceans

08 AVRIL 2020

Onzième album en deux décennies de Kieran Hebden, alias FOUR TET, Sixteen Oceans  sort en ce début 2020 sur le label du DJ, producteur remixeur britannique, Text Records.

Un choix d’indépendance qui autorise une grande liberté créatrice à FOUR TET et explique les curiosités de ce nouvel album, curiosités dont EMERGENCE, férue de nouveautés et autres expérimentations musicales et artistiques, sera loin de se plaindre.

Avec Sixteen Oceans  FOUR TET continue à explorer et fusionner les genres hip-hop, jazz ou folk, pour nous révéler une musique électronique quasi « extatique », qui arrive à produire de manière assez paradoxale le sentiment de se trouver devant une son presque organique.

Parmi les titres de ce Sixteen Oceans qui témoignent de ce tour de force créatif,  EMERGENCE a identifié « Teenage Birdsong », bien sûr, sorti en single avant-première en 2019 et dont une version remixée « Overmono » a rejoint la playlist de la radio en mars.  

Mais on verra aussi comme autant de témoignages de cette ruse créatrice les titres « School », « Baby », « Something in the Sadness », « Love Salad » ou encore le magnifique « 4T Recordings », où le sample d’un chant d’oiseau donne la réplique à un chant sacré psalmodié qui semble venu de l’origine des temps humains.

Un regret cependant : l’absence sur Sixteen Oceans du très dansant « Lahaina Noon », à l’esthétique raga affirmé, où on verra un clin d’œil appuyé du Londonien aux origines indiennes maternelles     

Dire qu’on apprécie FOUR TET à EMERGENCE serait mal s’exprimer : ON ADORE, tant sa musique colle parfaitement à notre volonté de diversité électronique.

Dr D.

MJ COLE Madrugada remixes

> MJ COLE Madrugada remixes

Depuis l’album fondateur Sincere, voilà plus de deux décennies que le producteur et DJ Matthew James Firth COLEMAN, alias MJ COLE, est considéré comme l’un des musiciens les plus influents de la scène électro.

De formation classique, MJ COLE a remixé la plupart des artistes soul, rythm’n blues, pop et rap, comptant ces 20 dernières années.

Dans le même temps, il nous livrait entre ces collaborations fructueuses des EPs plus personnels, explorant les genres house, deep house, drum and bass, garage, dance et autre electronica, en j’adjoignant voix remarquables et talents en devenir – par exemple, on pense tout récemment à Kojey Radical, Cédric Gervais ou encore Freya Ridings.

Une fois n’est pas coutume, ce n’est donc pas un album d’une dizaine de titres qu’EMERGENCE a choisi de mettre en avant cette fois, mais le dernier EP de MJ.

Quatre titres seulement pour ces Madrugada Remixes, mais quatre petits bijoux de deep house flirtant avec l’électroJazz :

COLE y remixe lui-même un Strings For Jodie aérien de cordes ;  

L’Irlandais Max Cooper se charge de Cathedral, titre qui rappelle que COLE est aussi un remarquable pianiste ;  

Les frères Mark et Rob Brandon du duo britannique Model Man se « collent » à l’hommage à Miles ;

et enfin, Shanti Celeste, DJette chilienne adoptée par la toujours passionnante scène musicale de Bristol, d’un Dizzy New Heights très « deep »…

Cela va sans dire : ces titres sont déjà des classiques de la programmation électro-diversifiée d’EMERGENCE…


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SUZANE – Toï Toï

> SUZANE Toï Toï

 Le « teasing » était parfait : un premier EP épomyme au printemps 2019, des apparitions scéniques remarquables et remarquées pendant l’été, un single en duo avec le Bruxellois Témé Tan, « Il est où le SAV ? ».

Tout était en place pour qu’on attende avec intérêt ce premier album d’Océane Colom, alias SUZANE (avec un seul « N ») à la scène.

Vous ne serez dons pas surpirs que Toï Toï , premier opus de l’artiste, figue parmi les sélections album d’EMERGENCE pour ouvrir cette année 2020.

Toï Toï est en effet la confirmation du talent de cette nouvelle artiste qui marie avec bonheur la chanson réaliste (Barbara, Piaf…) à l’électro « French Touch », les rythmiques à danser et les textes inspirés du quotidien culturel et social d’une jeune femme concernée de bientôt 30 ans, rêvant d’une autre vie sur une planète en danger écologique.  

Nous avons donc ici tous les ingrédients pour abonder la programmation d’EMERGENCE, tout aussi concernée par la marche du monde.

A noter pour nos auditeurs de Nouvelle Aquitaine que SUZANE sera en concert à Aubusson en Creuse le 11 février, au théâtre Jean-Lurçat, en mai au festival de Veyrac en Haute-Vienne, Les Veyracomusies, et à La Rochelle pour les immanquables Francopholies (sans compter un crochet par le Printemps de Bourges en avril) : autant de belles opportunités de voir les prestations scéniques de SUZANE, dont la qualité s’appuie sur la solide formation de danseuse classique de la jeune femme !

ACID ARAB Djid

Techno Chaâbi ? Dance soufiste ? Trans bledi ? Le duo Guido Cesarsky  et Hervé Carvalho vous dira qu’ils font simplement de la Musique de France, comme s’intitulait en 2016, leur premier album d’électro orientale.

 

Le duo né en 2012, alors qu’il organisait déjà ses soirées sous la marque Acid Arab, est devenu depuis un collectif auquel se sont greffés plusieurs autres musiciens – par exemple le claviériste de Rachid Taha, Kenzi Bouras.

 

Trois ans après Musique de France, Acid Arab sort donc un second album, Jdid, qui veut dire « nouveau » en arabe. L’adjectif a d’ailleurs un autre sens en argot algérois, qui veut dire « cool », « frais », « propre » ou encore « nickel ».

Acid Arab a donc l’habitude des mélanges sémantique entre arabe classique et dialectal, arabe des livres et de la rue.

 

Sa musique emprunte donc naturellement les mêmes portées, et ce second album, comme le premier, se veut une nouvelle rencontre entre différentes rives de la Méditerranée.

 

En témoigne, comme son prédécesseur, la longue liste de ses invités qui apportent avec eux autant de subtiles influences de cet orient compliqué mais passionnant.

Ainsi trouve-t-on :

       les chanteuses algériennes Radia Menel, Amel Wahby ou encore Cheikha Hadjla, qu’elles soient de formation classique, traditionnelle ou qu’elle vienne du raï ;

       l’enfant de Sidi Bel Abbès, Sofiane Saidi, créateur de l’oriental glam ;

       le groupe de trans algéro-maroco-tunisien Ammar 808 ;

       Les Filles de Illighadad, de culture polyphonique touareg ;

       le compositeur turc de musiques de film Cem Yildiz ;

       ou encore le claviériste syrien Rizan Said.  

 

Ce nouvel album d’Acid Arab affiche ainsi sa volonté de réunir différentes influences orientales en une sorte de panarabisme musical pour mieux les intégrer dans l’esthétique dancefloor d’Acid Arab.

 

D’ailleurs, si vous souhaiter danser avec le collectif, on vous signale que le groupe sera en concert à l’Elysée Montmartre à Paris le 31 janvier 2020.

 

En attendant, Djid, classé album du mois d’octobre par EMERGENCE, réchauffera vos derniers jours du mois d’octobre !

 

N’en doutez pas, Dieu le veut sûrement !   

 

AGORIA Drift


Avec Drift, Sébastien Devaud, alias AGORIA signe un retour attendu pour un cinquième album.

Un retour d’autant plus attendu que le parrain des Nuits Sonores de Lyon n’avait pas commis d’album depuis 2011 et le remarquable Impermanence.

Comme pour l’album précédent, AGORIA poursuit sa trajectoire créative en associant mélange des genres musicaux guidé par le bon goût affiché de l’artiste, ET collaborations évidentes (l’Australienne Phoebe Killdeer, le californien STS ou le français Jacques) voire plus surprenantes (le jeune parisien Sacha Rudy ou encore Noémie, pour son tout premier titre).

Drift reste pour nous un choix incontournable à mettre en avant sur EMERGENCE. L’éclectisme de l’album colle en effet parfaitement à l’esthétique électro chic, électro choc de notre la programmation, où tourne déjà depuis quelques semaines les très électropop Embrace, dans ses versions album ou remixé par Black Coffee et Aquatone, ou encore You’re Not Alone…

Mais à ces deux titres révélés en avant-garde de l’album, il nous faut ajouter les autres collaborations avec STS – Call Of The Wild, Jacques – Scala, ou Noémie – Remedy, sans oublier les incursions ambients et cinématographiques de Computer Program Reality, A One Second Flash et autre Arêg.

Au final, on jugera ce retour attendu d’AGORIA comme un nouveau retour gagnant que devrait confirmer d’autres remixes à attendre dans les mois prochains… On est déjà impatients…

Giorgia Angiuli – In a Pink Bubble

GIORGIA ANGIULI In A Pink Bubble (11 2018)

 

Voilà bien 4 ans qu’Emergence, fidèle à sa vocation de découvreur de talent(s), suivait avec intérêt des créations scéniques ou vinyliques.

 

Cinq ans après ses premiers débuts live, et 5 à 6 EPs par an depuis 2014 sur les labels les plus en vue (Stil vor Talent, Crosstown Rebels, Kindisch, Einmusika ou encore Suara) salués par ses pairs, remarqués par la critique et abondamment utilisés sur les dance floor, Giorgia Angiuli, jeune compositrice et multi-instrumentaliste italienne, née à Puglia, cité de la région des Pouilles, dans le talon de la botte italienne, vient enfin de sortir son premier album, In A Pink Bubble, notre sélection pour ajouter au festival de bulles de cette fin d’année 2018 .

 

Giorgia Angiuli joue ici de tous les instruments de cet album enregistrée par elle avec exigence et passion : le chant bien sûr, sublime, mais aussi les guitares sixties et les légendaires synthés analogiques Moog Sub37, Juno 106, et O‐B‐6.

Sur cet album accessible et travaillé, entre textures électroniques  — techno mélodique, house et ambient — et arrangements pop, les 12 pistes de In A Pink Bubble facilitent la jonction entre les univers pop et techno.

 

Ces jours-ci, on vous propose donc de découvrir les progressions harmoniques accueillantes et les voix chuchotées de ”A Perfect Day In Tulum”, “Nothing To Lose” et “Inspiration”, les envolées mystiques de “Music Is Life”, ou ”I Shall Never Ever Forget You”, on encore les vagabondages rêveurs et aériens de “Last Kiss In Norway” ou “Copenhagen”.

 

Trinquons donc avec ses bulles roses à la santé de Giorgia Angiuli, l’une des valeurs littéralement effervescente de la musique électronique européenne !

 

 

GEORGE FITZGERALD – All That Must Be

GEORGE FITZGERALD
All That Must Be (03 2018) & All That Must Be Remixes (11 2018)

En France on a Rone, Superpoze et l’écurie Infiné notamment, en Allemagne, ils ont Michael Mayer et l’écurie Kompakt. Et en Angleterre, il y a Max Cooper ou John Hopkins mais aussi George FitzGerald.

Ce producteur basé à Londres était de retour en mars pour un album aux sonorités deep techno très riches en textures et en émotions, taillé autant pour le dancefloor que pour le canapé avec en plus une dimension pop incarnée notamment par la présence de Bonobo ou Tracey Thorn, ex Everything But The Girl.

Album terriblement envoûtant, All That Must Be faisait déjà partie des plus belles choses entendues dans le genre au cours de cette année 2018, avant la sortie le 30 novembre de l’album remixé All That Must Be Remixes.
Ce dernier inclue des remixes d’artistes electro très influents tels que Moby, Special Request, Kornél Kovács, Matt Karmil, HAAi, DJ Seinfeld, Earlham Mystics, TOKiMONSTA, DJ Tennis et Sandunes.

All That Must Be et All That Must Be Remixes : un beau doublé 2018 signé George FitzGerald, dont vous n’avez pas fini d’écouter les titres sur Emergence, toujours à la pointe de ce qui se fait de mieux en musique électronique, dans toutes les musiques électroniques.